La race

Le Golden Retriever

Origines

L'histoire du Golden Retriever a commencé dans la Maison Guisachan dans les Highlands écossais, la maison de Lord Tweedmouth qui en 1865 acquiert le seul chiot jaune, nommé « Nous », d’une portée de Wavy Coated Retriever noirs née en 1864. Le souhait de Lord Tweedmouth étant de développer des Retrievers d'excellence adaptés au climat rude, aux terrains difficiles et au type de gibier en Ecosse, il fit accoupler « Nous » avec le Tweed Water Spaniel « Belle » en 1868 et 1871. Leurs descendants jaunes, dont notamment « Crocus », « Cowslip » et « Primerose », représentent la fondation des Golden Retrievers, reconnus en tant que race depuis 1911.


Le chien de chasse

Le Golden Retriever est certes très connu en tant que chien de compagnie grâce à sa douceur et sa docilité. Il s'agit cependant avant tout d'un chien de chasse, plus précisément d'un chien rapporteur de gibier. Il effectue le travail de recherche et de rapport du petit gibier après le coup de feu.

 

Pour ce faire il doit rassembler plusieurs qualités, à savoir l'intelligence et la passion pour la chasse et le rapport, l'équilibre parfait entre calme et tempérament, d'excellentes aptitudes de marking, avoir la dent douce, un bon nez ainsi que de l'endurance pour trouver le gibier, et beaucoup de will to please pour travailler en équipe avec son conducteur.


Le standard de race

Vous trouverez le standard de race actuellement en vigueur sur le site de la Fédération Cynologique Internationale.

 

Outre les points esthétiques du standard de race, il est indispensable que la santé, la condition physique ainsi que la morphologie du Golden Retriever permettent de remplir efficacement ses fonctions de chien de chasse.


La santé

Le Golden Retriever est prédisposé à plusieurs maladies. Afin de maintenir au mieux la diversité génétique de la race, la sélection d'élevage doit prioritairement se faire sur les maladies d'apparition fréquente, pouvant sérieusement affecter la santé et la qualité de vie de l'animal, car elles ne laissant pas ou très peu d'espace pour des compromis. Les autres maladies plus rares et/ou peu invalidantes ne doivent pour autant pas être négligées, mais elles laissent plus d'espace pour des compromis lors de la sélection d'élevage.

 

Voici une énumération des maladies les plus importantes :

 

La dysplasie de la hanche :

C'est une anomalie généralement bilatérale du développement de l’articulation de la hanche caractérisée par une mauvaise coaptation entre la tête fémorale et l’acétabulum qui a pour conséquence des malformations osseuses, une laxité anormale des tissus mous et de l'arthrose. Il n'existe pas de tests génétiques pour cette maladie. Le dépistage se fait par radiographie et le degré de dysplasie et classé en cinq catégories, à savoir : A-hanche normale, B-hanche quasi normale, C-hanche légèrement dysplasique, D-hanche moyennement dysplasique, E-gravement dysplasique. Au Luxembourg, les chiens ayant des hanches A ou B sont admis à la reproduction. Dans certains pays, les chiens aux hanches C sont également admis, à condition que le partenaire ait des hanches A. Outre le facteur génétique par transmission polygénique de la maladie, elle est également liée à des facteurs environnementaux, tels que l'alimentation et l'exercice physique lors de la croissance. Ainsi, la sélection d'élevage permet de réduire au maximum le risque de dysplasie de la hanche, mais ne peut pas garantir que les progénitures en restent indemnes. 

 

La dysplasie du coude :

Ce terme regroupe plusieurs affections du coude, à savoir l’ostéochondrite disséquante, la non-union du processus anconé, la fragmentation du processus coronoïde médial et l’incongruence articulaire. Il n'existe pas de tests génétiques pour cette maladie. Le dépistage se fait par radiographie et le degré de dysplasie et classé en cinq catégories, à savoir : 0-normal, SL-presque normal, I-légère, II-moyenne et III-sévère. Au Luxembourg uniquement les chiens ayant des coudes 0 sont admis à la reproduction. Dans certains pays, les chiens aux coudes SL ou I sont également admis à la reproduction, à condition que le partenaire ait les coudes 0. Outre le facteur génétique par transmission polygénique de la maladie, elle est également liée à des facteurs environnementaux, tels que l'alimentation et l'exercice physique lors de la croissance. Ainsi, la sélection d'élevage permet de diminuer au maximum le risque de dysplasie du coude, mais ne peut pas garantir que les progénitures en restent indemnes.

 

Atrophie progressive de la rétine :

Il s'agit d'une dégénérescence progressive des photorécepteurs de la rétine. Elle se traduit au début par une perte de la vision crépusculaire évoluant vers une perte de la vision de jour et de nuit. La maladie est dépistée par le contrôle des tares oculaires. Pour les mutations génétiques de l'atrophie progressive de type prcd, GR_1 et GR_2, ils existent des tests génétiques indiquant si le chien est sain, porteur ou affecté par la maladie. Ainsi pour ces mutations données, en évitant d'accoupler une femelle porteuse ou atteinte à un mâle porteur ou atteint, aucun de leurs descendants ne sera atteint de la maladie. Ces tests génétiques ne permettent cependant pas de complètement exclure l'atteinte d'atrophie progressive de la rétine. Ainsi le contrôle régulier des tares oculaires reste indispensable.

 

Cataracte héréditaire :

Il s'agit d'une cataracte postérieure souvent qualifiée de sous-capsulaire triangulaire postérieure dans sa forme typique. Elle peut évoluer et le cristallin devient totalement blanc, l'oeil n'est plus voyant. La maladie est dépistée par le contrôle des tares oculaires.

   

Dysplasie de la rétine :

Elle peut évoluer vers un décollement de la rétine et conduire à la cécité de la vue. Les formes mineures n'évoluent pas et n'ont pas de conséquences sur la vision. La maladie est dépistée par le contrôle des tares occlaires.